Avec l'augmentation des usages liés à Internet, les éditeurs de sites et de solutions décentralisées (en SaaS notamment) ont été contraints d'évoluer sur le plan technique, avec un impératif de disponibilité au plus près possible des 100%. En effet, la panne d'un service, par exemple d'un site marchand, entraînerait pour son éditeur des conséquences financières importantes, d'autant plus s'il s'agit d'une panne dûe à une surcharge de trafic. A titre d'information, on estime qu'une panne de 13 minutes à Amazon au cours de l'année 2019 lui à côuté près de 2 millions de dollars, soit 66 240$ par minute.

Pour absorber ces pics de demande, il faut disposer d'une architecture parfaitement calibrée, permettant d'encaisser des augmentations subites de trafic, sans interruption. C'est pourquoi, au sein des systèmes d'information de ces entreprises, la notion de scalabilité et d'IaaS (Infrastructure as a Service) est devenue une préoccupation majeure dans leur politique d'évolution : Leurs infrastructures doivent être qualibrées pour un usage normal afin de ne pas être à un prix prohibitif, mais également rapidement adaptable à tout besoin. Ce n'est donc pas une coïncidence si Amazon a ouvert ses "Amazon Web Services", qui propose entre autre du baremetal et de l'hébergement cloud évolutif à la demande.

Introduction à la notion d'infrastructure virtuelle

Le principe d'infrastructure virtuelle a été conceptualisé par IBM à la fin des années 1960, comme étant une solution pour partitionner les gros ordinateurs en machines virtuelles distinctes. Avec la montée en puissance des ordinateurs, le principe est devenu de plus en plus abordable, même pour les particuliers. Désormais, il est simple de lancer des machines virtuelles depuis un seul ordinateur physique, avec Oracle Virtualbox, un logiciel "hyperviseur". Bien évidemment, des alternatives dédiées aux entreprises sont apparues, comme par exemple VSphere. Ces dernières offrent en général de meilleures performances, la gestion des machines virtuelles sur un cluster de machines et non pas sur une seule machine individuelle, et une configuration par descripteur de fichiers (contrairement à Virtualbox qui, de base, ne permet qu'une gestion par interface).

Un peu plus en pratique, il est possible de manière rapide, avec des machines virtuelles, de créer rapidement des machines qui tournent avec le système d'exploitation voulue, de manière totalement isolée : Les données sont inclues dans un fichier (un disque virtuel), la machine utilise des processeurs virtuels (qui font appel au processeur physique), et de la mémoire virtuelle (généralement représentée sous la forme d'un bloc de mémoire alloué). Ainsi, il devient pratique et rapide de créer des machines pour tester des drivers sans affecter sa propre machine, ou de tester directement un logiciel ou des configurations sans aucun risque.

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